5.4.11

Tout doit être envers Harper

Bien que j'aie étudié en sciences po, je n'apprécie pas particulièrement partager mon opinion politique sur le web. Je déroge cependant aujourd’hui à la règle, car je suis inquiète des résultats possibles de l'élection en cours au Canada. Et oui, je suis inquiète car j'ai peur de Harper et qu’il puisse obtenir la majorité. S'il est majoritaire, il aura tous les pouvoirs de passer les lois qu’il miroite depuis 2003, supporté par la discipline de parti. Je crois avoir des arguments raisonnables pour souhaiter éviter un gouvernement conservateur majoritaire, envers et contre tous.

D’abord, Harper souhaite la fin des subventions aux partis politiques fédéraux. S'il n'y a plus de subventions, les partis devront compenser la perte de leurs revenus par l'obtention de montants plus importants de la part des individus et des entreprises. Pour ce faire, Harper devra d'abord modifier la Loi électorale du Canada qui réglemente le financement des formations politiques. Plus d'argent de la part des individus et des entreprises signifie un gouvernement soumis aux demandes des corporations qui appuient ses campagnes. Les derniers scandales aux États-Unis nous ont bien appris que les corporations agissent selon leur tableau excel plutôt qu’en considérant le bien-être de la population. Si ce n’était pas le cas, il n'y aurait certainement pas eu la crise financière américaine de 2008, Enron, Martha Stewart, et les autres. Alors, il est mieux d'éviter une trop grande ingérence des intérêts privés dans la politique, qui devrait plutôt répondre aux biens communs. De plus, il serait dommage de décourager les personnes, qui souhaitent déposer leur candidature pour devenir deputé, mais qui n’ont pas les connections et l'argent nécessaire pour promouvoir leur candidature.

22.9.10

Je me souviens de la couche d'ozone

Je suis vraiment désolée de vous apprendre que j'avais oublié que nous avons un trou dans notre couche d'ozone. En effet, le nouveau 'trend' est le réchauffement climatique, mais il y a quinze ou vingt ans, le 'mainstream' était plutôt le trou dans la couche d'ozone et les CFC. C'est quand même fantastique de penser que, alors que la communauté internationale s'était mobilisée pour éliminer les CFC, cette même communauté ne peut s'entendre sur les changements climatiques, la rareté des ressources, la croissance de la population, et la nécessité de changer nos technologies.


Enfin, je veux seulement vous partager que c'est en Australie que je me suis souvenue de la couche d'ozone et de son trou. Pourquoi? Parce qu'en fait, malgré ma crème solaire La Roche 50++, ma peau brûle! Ça c'est vraiment incroyable! Et rien à voir avec ma petite peau de semi-rouquine fragile, je n'ai jamais aussi rapidement brûlé qu'en Australie. D'ailleurs, l'Australie compte le taux de cancer de la peau le plus élevé au monde, et les Australiens ne cessent de me rappeler le trou de la couche. Leur explication m'a surprise au début... J'avais complètement oublié la couche d'ozone. Alors, quand ma prof Renée en deuxième année du primaire m'a réprimandée devant toute la classe pour avoir coiffé  des filles dans la cour d'école avec du 'spray net', c'était donc de ça qu'elle parlait... Eh bien oui! Encore 50 ans à attendre semble-t-il avant que les Australiens puissent retrouver l'utilité de leur crème solaire 50.

7.9.10

Palm Oil Industry Presentation




Presentation by Julie, Adam and Marc in their "Managing for Sustainability" class.
To see the presentation with a few 'out-takes'  - just CLICK HERE.

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1.8.10

Visite à la clinique

Il y a deux semaines, j'ai commencé à sentir un point subtil, mais désagréable, près de l'omoplate. J'avais la forte impression que mon mal devait être un nerf serré entre deux os. Ce mal subtil s'est tranquillement répandu jusqu'au haut de mon bras, souffrant lorsque je respirais, riait ou éternuait. Il y avait sûrement un lien entre mon mal et le déplacement de mes os.


C'est à ce moment-là que j'ai décidé que je devais visiter un médecin. J'ai donc marché dans mon quartier pour dénicher une clinique. J’ai choisi la première rencontrée qui m'apparaissait normale, bien que peu moderne. La secrétaire était sympa et d'origine serbe. En fait, j'étais dans la clinique d'un médecin serbe.


Mon copain et moi, nous attendions dans la salle d'attente quand un vieil homme est sorti du cabinet. Accroupi sur sa canne, il nous a demandé ‘Where are you from?’. ‘I am Canadian and he is Colombian’ et, à notre tour, nous lui avons demandé son origine. Le vieil homme a dit qu'il était Allemand. À ce moment-là, j'ai pensé malgré moi qu'il avait les traits typiques de ces Allemands dans les films nazis qui ont le rôle de l'extrême méchant, incarné d'une grande cruauté, même frôlant la folie. Il avait une tête carrée avec quelques cheveux coupés très court, des lèvres très minces, et de petites dents bien cachées. Bien sûr, il nous regardait de ses yeux bleus acier. Et bien, ce vieil allemand a ajouté qu'il avait fui l'Allemagne parce qu'il faisait parti de l'armée d'Hitler. Je suis restée très bouchebée, un peu par son histoire, mais surtout par cette ouverture a raconté un passé controversé. Il est parti sans montrer un soupçon de moralité, un sourire satisfait sur les lèvres. Mon copain et moi nous nous sommes regardés et je lui ai demandé 'Entendiste lo que entendi?' mettant en doute ce que j’avais pu comprendre en Anglais. La secrétaire sympa est venue immédiatement ouvrir la porte disant que le vieil homme sentait vraiment mauvais et qu'elle n'en pouvait plus de le sentir pendant qu'il attendait dans la salle d'attente.


29.7.10

L'anglais, cette langue si maudite, mais tellement utile!

Voici un vieux thème québécois: la place de l'anglais parmi nous! Oui, je répète, je suis assez consternée de constater que la plupart des Québécois qui terminent le secondaire ne savent toujours pas l'anglais. Pourtant ne pas savoir l'anglais lorsque celle-ci est la lingua franca de ce monde ne nous désavantage-t-il?


La solution n'est probablement pas d'autoriser les francophones a fréquenté l'école anglaise, alors que la loi 101 nous a bien servi et a réussi sa mission auprès de nos immigrants. Il y a certainement des solutions modérées qui pourraient être acceptés même par ceux qui évoquent spontanément la bataille des Plaines lorsqu'il est question de l'enseignement de l'anglais (clin d'oeil à mon titre).


23.6.10

Building Trustful Relations at Work (Con't)

Conflict is inimical to trust. However, trust is important to create a more enjoyable work environment: between the manager and the employees, and also among all employees as a group team. Actually, everyone needs trust. As mentioned by O’Neill (2002, Lecture 1), ‘we need [trust] because we have to be able to rely on others acting as they say that they will, and because we need others to accept that we will act as we say we will.’


Furthermore, research shows that conflict negatively influences trust, thus the management conflict approach is determinant upon trust within a team (Hempel, Zhang & Tjosvold 2009). Moreover, De Dreu (2008) highlighted the importance of trust within the team to aim for a better experience of conflict, while Hempel, Zhang and Tjosvold (2009) added that the cooperative management of conflict within a team contributes to developing trust. Furthermore, this perception of trust is described as the comfort to discuss issues, to rely upon each team member, and to solve future problems together. While competitiveness results in a win-lose situation, an absence of trust and the isolation of the members in an individual race for performance, research showed that cooperation demonstrates high team coordination and performance (Hempel, Zhang & Tjosvold 2009), two common standards of economic measurement. However, the literature does not relate the link between trust and accountability, which will be my purpose in the following.


21.6.10

Managers' Moral Accountability

Managers are accountable for encouraging a healthy environment and their behaviour largely determines the atmosphere at the workplace.


A position of authority must not allow a manager to use ‘forcing responses’ such as ‘I’m the boss, so we’ll do it my way’ (Carlopio & Andrewartha 2008, p. 344). The ‘forcing responses’ may be perceived by leaders as being strong and imposing, however Carlopio and Andrewartha (2008) described the consequence of this approach as producing resentments and lower morale. Additionally, O’Neill (2002, Lecture 3) mentioned the importance of being ‘intelligently accountable’ through ‘more attention to good governance and fewer fantasies about total control.’ Finally, as with the ‘forcing response’, all ‘competitive’ approaches lead to the frustration of the team members, a sensation of unfairness and denigration from the managers (Coetzer & Trimble 2010).


I will continue further arguing that, according to the Stephen Darwall’s concept of a ‘Second-Person Standpoint’ (2006), the ‘forcing response’ does not respect the ‘equal moral authority’ and instead involves the commanding of one party over another. Rather, the concept of ‘equal moral authority’ presents the idea to avoid two clans, ‘them’ and ‘me’, and oppositely, introduces the respect of ‘us’ allowing growth as a team. Furthermore, the cooperative approach is based in this respect of human being’s dignity to handle the conflict enquiring: ‘This is my position, what is yours?’, ‘How can we resolve it?’ (Carlopio & Andrewartha 2008, p. 347). In addition, according to Coetzer and Trimble (2010, p. 25), the election of a conflict management approach corresponds to a ‘high or low concern for self with high or low concern for others’. Therefore, a high concern for self and others will lead to a cooperative style which intends to satisfy the needs of all parties, respecting their dignity.


Carlopio and Andrewartha (2008, p. 352) cite research concluding that the ‘forcing response’ is the most common way to manage conflict. This approach aims to ‘get my way’ and to remove dignity from the employees, leaving them with feelings of defeat and humiliation. In the context that the ‘forcing response’ is the most common approach, I may conclude that the use of a cooperative approach would introduce a change of culture in the relations between managers and employees, a welcome for a mutual ‘visit’ to each other’s thoughts, interests, and preoccupations.

Toujours les mêmes thèmes

L'Allemand Robert Koldewey a découvert l'ancienne Babylone à la fin du 19e siècle et ses tablettes cunéiformes. Lors de la lecture des tablettes, Koldewey a été surpris de reconnaître le premier texte scolaire, le premier dictionnaire, la première comptabilité et des textes sur des thèmes variés incluant les plaintes de parents face aux enfants qui ne les respectent pas, des poèmes d'amour, et des chansons épiques. En effet, quelle surprise de découvrir que les auteurs de ces textes se préoccupaient des mêmes thèmes qui sont discutés et écrits dans nos sociétés modernes: l'éducation, la comptabilité, les rêves, et les espoirs. L'Homme est bien le même depuis le commencement des temps!


Source: Diana Uribe, Historia de las Civilizaciones

23.5.10

Les saisons à l'envers

Je suis en ce moment à Sydney, en Australie. Je vis donc les saisons à l'envers. Il y a quatre saisons à Sydney, parce que la ville est sous le Tropique du Capricorne. Pour la même raison, il y a quatre saisons en Argentine et au Chili. Maintenant, c'est l'automne. Comme au Canada, les feuilles de certains arbres deviennent orangées et tombent de leur branche. Par contre, elles ne deviennent pas rouge ni jaune. Comme au Canada, il pleut beaucoup durant l'automne. Mais contrairement au Canada, l'Australie est un pays qui souffre tellement de sécheresse répétitive que je ne peux que me réjouir devant autant de pluie.


Pour éviter l'hiver qui arrive, je vais voyager au nord du Tropique du Capricorne. Je pourrais voler quelques heures vers l'ouest et aller jusqu'à Darwin, peut-être monter à bord d'un petit bateau et laver des perles pour gagner quelques dollars. Je pourrais aller au désert visiter la roche sacrée, à Uluru. J'ai plutôt opté pour la côte de New South Wales et la forêt pluviale tropicale près de Cairns, dans l'État du Queensland.

Mirage d'un virage politique en Colombie?

À une semaine des élections présidentielles en Colombie, je me sens plus inquiète et enthousiaste que lors de n'importe quelle élection au Canada. Devant le mirage d'un changement si important dans la pensée politique de la Colombie, je ne peux que croiser les doigts jusqu'à dimanche prochain, le 30 mai.


Je me souviens assez bien du référendum de 1995. Pour moi, la campagne, le vote et le résultat du référendum ont été les moments les plus émotionnels de la politique québécoise. Le taux de participation sans précédent de 85% a démontré que plusieurs Québécois étaient convaincus de l'importance viscérale de leur vote. Jamais une élection provinciale ou fédérale pourrait créer tant d'agitation. En effet, nous vivons dans une démocratie bien établie, tous les partis importants jouent au centre, un peu à gauche, un peu à droite, donc l'élection de l'un ou de l'autre n'aura jamais des conséquences plus désastreuses que de cohabiter avec un gouvernement peu écolo ou un budget qui ne favorise pas la classe moyenne.


Bref, toute cette intro pour mettre en perspective l'importance clé des résultats d'élection dans certains pays. Il suffit de penser à W Bush et Gore en 2000, ou à Chavez et Salas en 1998. L’histoire qui se traçait en 2000 aux États-Unis et au Venezuela en 1998 se joue maintenant en Colombie. Dans une semaine va se terminer la campagne présidentielle entre les deux principaux candidats, Mockus et Santos. Santos est l'ex-Ministre de la défense sous le gouvernement actuel d’Uribe, le parti de la U; Mockus est un ex-maire de Bogota et ancien recteur de la plus importante université publique du pays.