24.8.07

Elche, Espagne :: 200 000 palmiers, 200 000 habitants

Nous sommes un samedi matin de juin. Ce sera encore une journée chaude et sans pluie au coeur de la communauté valencienne espagnole. Cette région orientale de l'Espagne longe la mer Méditerranée. Son climat, adoucit par la mer, est pourtant aride. Tellement aride que Maria del Mar, une Espagnole de cette région, raconte que certaines compagnies de voyage européennes font la promotion de la région en promettant un voyage sans pluie ou argent remis! Le sol est sablonneux et accueillant pour les cactus.

J'accompagne un groupe d'Espagnols à Elche - à prononcer comme le fameux Che - à une trentaine de minutes en autobus de la capitale valencienne, Alicante. Les Espagnols voyagent beaucoup dans leur pays: ils apprécient ainsi leurs paysages, leur histoire et leurs habitudes culinaires variés.

Elche à quatre attraits principaux. D'abord, cette ville de 200 000 habitants, troisième en importance dans la province, possède le plus grand regroupement de palmiers sur le continent européen, soit 200 000, nombre égal à sa population. En 2000, l'UNESCO a déclaré l'ensemble des palmiers d'Elche, qui arpentent la ville sur une superficie de deux kilomètres de large sur un kilomètre de long, patrimoine de l'humanité.

Ensuite, Elche a été le terrain d'une découverte extraordinaire et fortuite en 1897. Un jeune cultivateur a heurté de sa bêche un buste du temps ibérique, soit bien avant le passage des Romains sur la péninsule, il y a deux mille ans. La trouvaille, nommée par les archéologues Dama de Elche, pourrait en fait représenter aussi bien un sacerdoce qu'une dame. Le buste est exposé au Musée Prado à Madrid, mais Elche tente de rapatrier la pièce originale actuellement substituer par une réplique qui tente de faire foi à l'histoire.

La visite des bains arabes est aussi incontournable. Ils sont l'héritage du passage des musulmans avant qu'ils ne soient expulsés de la ville par le roi de Castille en 1270. Bien que ces bains ne soient pas les seuls de ce type, ils se démarquent par leur exceptionnelle conservation.

Enfin, de passage les 14 et 15 août, des chants religieux en l'honneur de la ville sont récités dans une langue mystérieuse d'origine médiévale, et ce, depuis la fin du quinzième siècle.

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