Le 20 août 2009, aujourd'hui, ce sont des jeunes qui lancent des pierres à une préfecture. Tous les jours, vraiment, tous les jours, il y a des manifestations en Argentine. On se croirait en France.
Le gouvernement Fernandez-Kirschner est peut-être moins corrompu que les gouvernements antérieurs, mais il cache aussi quelques scandales dont, dernièrement, la sortie dans les journaux du patrimoine personnel de la Présidente marionnette et de son mari dirige-tout qui a exagérément crû au cours des dernières années.
Malgré cela, rien ne pourrait être aussi pire que la décennie de Carlos Menem, de 1989 à 1999, qui a "vendu" le pays: les industries nationales pour trois fois rien jusqu'à une partie de la Patagonie. Maintenant que son règne s'est terminé, les mœurs argentines veulent que prononcer son nom porte malheur et la femme qui entend ou dit son nom devrait se toucher le sein gauche pour éviter le mauvais sort et l'homme, le testicule gauche.
Les deux mandats de Menem seraient donc la cause indirecte de la crise économique qui a frappé l'Argentine en 2001 et 2002. Buenos Aires qui était aussi chère que Miami(le peso était à la parité avec le dollar), s'est vue envahir notamment par les Latinos Américains ravis de profiter de cette magnifique ville latino-européenne en raison de son peso dévalué.
Pourquoi cette crise? D'abord, le gouvernement dépensait sans avoir de fonds dans les coffres (serait-ce que tout avait été volé?); ensuite, les Argentins qui déposaient leurs économies à l'étranger (surtout en Uruguay) en raison de leur méfiance envers les banques nationales, ce sont vus imposer une loi leur interdisant de placer leur argent à l'étranger; en plus d'une grande spéculation et d'une population souhaitant retirer simultanément ses placements des banques. Plusieurs de ces placements faits en dollar ne pouvaient alors n'être que retirés en peso, mais la parité n'y était plus, ce qui a causé la ruine de plusieurs par une perte importante de leurs épargnes.
Aujourd'hui encore, les conséquences de la crise économique sont palpables: dévaluation continue du peso, inflation galopante, criminalité grimpante et taux de chômage à la hausse.
13.10.09
À qui la faute du conflit en Colombie?
Le 17 août 2009, dans le journal argentin ABC Color à la section internationale, on pouvait y lire qu'à la suite d'une recherche américaine, l'University of Massachusetts a conclu que 85 à 90% des billets de banque au Canada et aux États-Unis sont tâchées de cocaïne, contre 12 à 20% en Chine et au Japon.
Évidemment, ce n'est pas seulement la consommation des riches canadiens et américains qui a laissé ses traces, mais aussi l'argent des narcotrafiquants tâchée par les machines compteuses et la vente de la drogue. Mais, peu importe, connaissant le haut pourcentage de cocaïne qui loge sur nos billets, il faudrait décidemment qu'il y ait des campagnes au Canada et aux États-Unis pour sensibiliser les adeptes de la coke des conséquences de leur consommation sur les pays producteurs (j'omets délibérément l'Europe ne faisant pas partie de l'étude parue dans le journal).
La cocaïne est tâchée par le sang, finance des mouvements terroristes (comme l'opium finance les Talibans en Afghanistan), crée des conflits, en plus d'être responsable d'une importante déforestation.
Enfin, et un peu dans un thème à part, si les gouvernements du Venezuela et de l'Équateur voulaient lutter de concert avec la Colombie contre les FARC, il y aurait peut-être une possibilité de terminer avec ce mouvement, coincé par trois fronts il serait, ne pouvant s'échapper des bombardements du pays voisin. On en a marre que Chavez raconte qu'ils inspectent ses frontières et qu'il ne trouve ni un petit guérillero. Aucune participation non plus de la part de l'Équateur: la mort de Raul Reyes en mars 2008, à la suite du bombardement de l'armée colombienne, est la preuve que le pays hébergeait réellement des campements des FARC.
Évidemment, ce n'est pas seulement la consommation des riches canadiens et américains qui a laissé ses traces, mais aussi l'argent des narcotrafiquants tâchée par les machines compteuses et la vente de la drogue. Mais, peu importe, connaissant le haut pourcentage de cocaïne qui loge sur nos billets, il faudrait décidemment qu'il y ait des campagnes au Canada et aux États-Unis pour sensibiliser les adeptes de la coke des conséquences de leur consommation sur les pays producteurs (j'omets délibérément l'Europe ne faisant pas partie de l'étude parue dans le journal).
La cocaïne est tâchée par le sang, finance des mouvements terroristes (comme l'opium finance les Talibans en Afghanistan), crée des conflits, en plus d'être responsable d'une importante déforestation.
Enfin, et un peu dans un thème à part, si les gouvernements du Venezuela et de l'Équateur voulaient lutter de concert avec la Colombie contre les FARC, il y aurait peut-être une possibilité de terminer avec ce mouvement, coincé par trois fronts il serait, ne pouvant s'échapper des bombardements du pays voisin. On en a marre que Chavez raconte qu'ils inspectent ses frontières et qu'il ne trouve ni un petit guérillero. Aucune participation non plus de la part de l'Équateur: la mort de Raul Reyes en mars 2008, à la suite du bombardement de l'armée colombienne, est la preuve que le pays hébergeait réellement des campements des FARC.
La solución colombiana
En el periódico El Tiempo de hoy, la frase del día es: "El objetivo se alcanzará mejor a través de la lucha política pacífica", citación de Martin McMonagle, vocero del Éjercito de Liberación Nacional Irlandés (INLA), un grupo disidente del IRA, que ayer anunció su renuncia a la lucha armada en Irlanda. Enseguida, pensé que este periódico colombiano apuntaba indirectamente a las FARC citando McMonagle. Pero será posible en Colombia? El grupo, al origen marxista-leninista, será que se acuerda de su razón de existir? Será que hoy en día sigua luchando por la ideología o solamente por mas y mas dinero?
Las FARC nunca dejarán las armas porque tienen la misma naturaleza que un grupo de narcotraficantes que le importa la droga y el dinero. Ahora, porque la guerilla sigue creciendo? Porque las FARC secuestran campesinos y los obligan a participar a la guerilla o porque gente pobre encuentra como solución la guerilla como trabajo? No creo que muchos vayan de su propia voluntad con la intención de crear un país marxista-leninista.
Cual será la solución entonces para acabar con la guerilla y desarrollar un país mas igualitario y con un crecimiento económico importante? La clave está en la dedicación del presupuesto para la seguridad y la educación, en equilibrio con una disminución considerable de la corrupción. La seguridad brindara más inversiones extranjeras; las inversiones aportaran más empleos; una mayor tasa de empleo junto con una educación pública mejor y accesible para todos significarán más oportunidades de empleo y menos guerilla. Menos guerilla significará más seguridad.
Nada es nuevo en esta ecuación. Sin embargo, considero que el Presidente Uribe, que no debería insistir en un cambio de la constitución para su posible reelección, ha logrado de manera histórica el alcance a un país mucho más seguro. El siguiente gobierno debería guardar una parte apreciable del PIB para la educación de los colombianos y luchar honestamente contra la corrupción. La social democracia que animaba las FARC en sus primeros años no es diabólica y los colombianos, sin seguir la corriente Chávez, podrían dar un giro al centro izquierda. Creo que desde más de medio siglo, la población lo está pidiendo.
Las FARC nunca dejarán las armas porque tienen la misma naturaleza que un grupo de narcotraficantes que le importa la droga y el dinero. Ahora, porque la guerilla sigue creciendo? Porque las FARC secuestran campesinos y los obligan a participar a la guerilla o porque gente pobre encuentra como solución la guerilla como trabajo? No creo que muchos vayan de su propia voluntad con la intención de crear un país marxista-leninista.
Cual será la solución entonces para acabar con la guerilla y desarrollar un país mas igualitario y con un crecimiento económico importante? La clave está en la dedicación del presupuesto para la seguridad y la educación, en equilibrio con una disminución considerable de la corrupción. La seguridad brindara más inversiones extranjeras; las inversiones aportaran más empleos; una mayor tasa de empleo junto con una educación pública mejor y accesible para todos significarán más oportunidades de empleo y menos guerilla. Menos guerilla significará más seguridad.
Nada es nuevo en esta ecuación. Sin embargo, considero que el Presidente Uribe, que no debería insistir en un cambio de la constitución para su posible reelección, ha logrado de manera histórica el alcance a un país mucho más seguro. El siguiente gobierno debería guardar una parte apreciable del PIB para la educación de los colombianos y luchar honestamente contra la corrupción. La social democracia que animaba las FARC en sus primeros años no es diabólica y los colombianos, sin seguir la corriente Chávez, podrían dar un giro al centro izquierda. Creo que desde más de medio siglo, la población lo está pidiendo.
La cruauté des mines de Potosí
Potosí, au Sud de la Bolivie, célébrera 200 ans de libération des Espagnols le 10 novembre 2010. Pourtant, après 200 ans de liberté politique, la situation des travailleurs dans les mines de minerais ne s'est pas beaucoup améliorée. Potosí est l'hôte d'une montagne de plus de 4 800 mètres, le « Cerro Rico », qui a causé la richesse des Espagnols et ensuite d'hommes d'affaire, mais aussi la mort de millions de travailleurs condamnés à une situation d'esclavage.
La « montagne riche » a fait de Potosí une des villes les plus importantes au moment de la colonisation au 16e et 17e siècles, plus peuplée à cette époque que Paris, Londres ou New York. En 2009, la ville compte moins de 200 milles habitants en raison de l'épuisement des minerais, moteur économique de Potosí. Malgré la grande population à l'époque de la colonie, les archéologues ont conclu que les habitations étaient insuffisantes pour loger tous les travailleurs indigènes et que l'hypothèse la plus probable est que ceux-ci vivaient dans les mines. Cette hypothèse est consternante pour quelqu'un qui a visité les mines et connaît la suffocation, l'odeur de souffre, les chemins étroits, l'humidité, la chaleur des grottes, les conséquences de l'inhalation de la poudre de dynamite et la saleté. Les conditions étaient et sont si déplorables que les historiens évaluent que l'exploitation minière a coûté la vie à plus de 8 millions d'indigènes.
La « montagne riche » a fait de Potosí une des villes les plus importantes au moment de la colonisation au 16e et 17e siècles, plus peuplée à cette époque que Paris, Londres ou New York. En 2009, la ville compte moins de 200 milles habitants en raison de l'épuisement des minerais, moteur économique de Potosí. Malgré la grande population à l'époque de la colonie, les archéologues ont conclu que les habitations étaient insuffisantes pour loger tous les travailleurs indigènes et que l'hypothèse la plus probable est que ceux-ci vivaient dans les mines. Cette hypothèse est consternante pour quelqu'un qui a visité les mines et connaît la suffocation, l'odeur de souffre, les chemins étroits, l'humidité, la chaleur des grottes, les conséquences de l'inhalation de la poudre de dynamite et la saleté. Les conditions étaient et sont si déplorables que les historiens évaluent que l'exploitation minière a coûté la vie à plus de 8 millions d'indigènes.
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